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Le cinéma

Avec la création de Cinecittà, en 1935, l'Italie crée son petit Hollywood, bâti sur 60 hectares par Mussolini pour servir la gloire du régime. L'après-guerre a permis l'éclosion du néoréalisme :
Ladri di biciclette, Sciuscià, Riso amaro, etc. Et les grands maîtres comme Visconti avec son magnifique fresque historico-familiale du Gattopardo.

Et le trio De Sica, Loren, Mastroianni qui nous a laissé plusieurs chefs-d'œuvre inoubliables. Le plus sudiste des cinéastes est inévitablement le romain d'adoption Fellini (1920-1993), qui a su rendre la folie incompréhensible, comme son amour pour l'esthétique gréco-latine, dans le Satiricon.

Moins grinçant, mais tout aussi percutant, le Napolitain Francesco Rosi (1922). Cet ancien assistant de Visconti (1906-1976) a su toucher du doigt la réalité italienne, dans son quotidien, Mafia comprise. Salvatore Giuliano et Main basse sur la ville comptent parmi des chefs-d'œuvre du genre. Dans un style différent, Sergio Leone (1929-1989) a donné ses lettres de noblesse au western à l'italienne avec Pour une poignée de dollars.

Enfin, un clin d'œil à l'humour italien, et plus spécifiquement napolitain, avec la famille De Filippo : Eduardo, extraordinaire acteur et auteur, et son frère Peppino, qui tourna, entre autres, avec Dino Risi. En 1998, Roberto Benigni, reçoit trois Oscars pour son film La vie est belle. Il représente, avec Nanni Moretti, Tullio Giordana et Marco Bellocchio, quelques-uns des derniers représentants de ce qui reste du cinéma italien actuel, noyé dans la médiocrité de la télévision.